#16 L'ETHNIE BUNONG, gardienne des forêts

Parmi les nombreuses communautés qui composent la richesse culturelle du Cambodge, le peuple Bunong, parfois appelé Phnong, occupe une place singulière. Principalement installé dans la province montagneuse du Mondulkiri (cf page destination), au nord-est du pays, ce groupe ethnique minoritaire vit depuis des siècles en étroite harmonie avec la nature qui l’entoure.

En effet, la vie des Bunong est intimement liée à la forêt. Leur langue, leurs récits oraux et leurs croyances animistes traduisent ce lien indissociable avec les esprits de la nature. Les rituels, encore pratiqués aujourd’hui, visent à honorer les ancêtres, protéger les récoltes ou demander la bienveillance des divinités.

L’éléphant, animal sacré, occupe notamment une place centrale dans leur culture : il n’est pas seulement un moyen de transport ou de travail, mais un véritable membre de la famille, respecté et choyé. Aujourd’hui, il est encore commun de voir un éléphant dans un village Bunong, cependant des associations et ONG se mobilisent pour leur protection tout en gardant les liens entre les familles et les éléphants, car ceux-ci restent un pilier pour les villageois.

Les villages autochtones sont organisés autour de la solidarité et du partage. L’agriculture, la cueillette et l’élevage rythment le quotidien. Les maisons traditionnelles en bois et en bambou, souvent circulaires, reflètent cette simplicité volontaire. La transmission orale, à travers chants, contes et légendes, reste essentielle pour préserver leur mémoire collective.
Cependant, si les traditions demeurent vivantes, les Bunong s’adaptent aussi au monde moderne. Ils construisent des maisons en matériaux plus résistants, certes moins charmants pour nous mais bien plus pratiques pour eux,  de nombreux jeunes apprennent aujourd’hui le khmer et/ou se tournent vers de nouvelles activités, notamment liées au tourisme. Ils quittent ainsi leur village pour trouver des opportunités en ville, une tendance qui fragilise la transmission des savoirs et des traditions de la communauté.

Comme beaucoup de peuples autochtones, les Bunong font face à des défis majeurs : déforestation, accaparement des terres, disparition progressive des éléphants domestiqués. Leur culture, fragile, risque de s’effacer si elle n’est pas protégée. Voyager à la rencontre de cette communauté, c’est non seulement découvrir un mode de vie authentique et respectueux de la nature, mais aussi contribuer à la reconnaissance et à la préservation d’un patrimoine immatériel unique au Cambodge.

#7 Recevoir une bénédiction par un bonze, une expérience spirituelle unique

Coutumes et traditions

Au Cambodge, les pagodes et les temples sont des lieux sacrés où se déroulent des cérémonies que l’on appelle des bénédictions. Avant d’entrer dans ces lieux saints, il faut enlever ses chaussures et les laisser à l’extérieur. C’est un signe de respect et cela permet de protéger l’intérieur du lieu et de conserver son aspect sacré et pur.

Les participants s'agenouillent devant un moine bouddhiste, que l’on appelle un bonze, qui, en utilisant un ustensile en bambou trempé dans de l'eau bénite, leur purifie le visage et les épaules tout en récitant des prières religieuses.

Bonze

Ensuite, le bonze noue un bracelet rouge autour du poignet des hommes à droite et des femmes à gauche (généralement). Ce geste symbolique protège contre les esprits malveillants et apporte bonheur et prospérité. Le bracelet doit être porté jusqu’au moment où il tombe naturellement afin que la bénédiction perdure.

benediction

À la fin de la cérémonie, les participants ont la possibilité de faire un don en riels ou en dollars pour soutenir la communauté monastique.

Participer à cette cérémonie permet de vous immerger au cœur de la culture locale et de vivre une expérience spirituelle authentique et mémorable.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La suite au prochain article…

#5 Khmer New Year, le Nouvel An Khmer

Cette fête religieuse est une tradition bouddhiste lors de laquelle les familles khmères célèbrent et honorent leurs ancêtres. Elle marque la fin de la saison sèche et est toujours très attendue des Cambodgiens. C’est en fait l’un des plus gros événements de l’année dans le pays. 

À noter qu'à la même période, la nouvelle année est aussi célébrée dans d’autres pays, comme le Népal, le Sri Lanka, le Laos, l’Inde ou encore la Thaïlande. 

À cette occasion, les commerces et habitations se vêtissent de leurs plus beaux habits de fête. Dans les rues, partout, il y a de la musique et les jeunes se livrent à des batailles d’eau sans merci et éclaboussent les passants. Se jeter de l’eau symbolise la purification et la bénédiction. C’est en fait une façon de se souhaiter une bonne et heureuse année.

Ce nouvel an est réparti sur trois jours, au mois d’avril. Chaque jour a sa signification et ses traditions :

Le premier est nommé “Maha Sangkran”, une référence au nouveau signe zodiacal, engendré par les mouvements du soleil. Les croyants accueillent le nouvel ange de la nouvelle année. Pour fêter son arrivée, les habitants installent une table (souvent devant chez eux), sur laquelle ils déposent de la nourriture et allument de l'encens.

En ce premier jour, les fidèles peuvent se rendre dans les pagodes pour déposer des offrandes et dans les temples pour être bénis par les moines.

Le deuxième jour est appelé “Veareak Vanabat”. Le maître mot de cette journée est charité. Les Cambodgiens se font des cadeaux, certains viennent en aide aux moins fortunés.

Le troisième jour, “Leung Sakk” est le jour où les fidèles nettoient leurs statues Bouddha avec de l’eau parfumée pour se débarrasser de leurs péchés de l’année passée. 

offrandes kny

Si cela vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La suite au prochain article…