#21 Un événement historique

Phnom Penh, capitale mondiale de la Francophonie les 15 et 16 novembre 2026 !

« Créer, innover, entreprendre en français ».

Le saviez-vous ?

Les 15 et 16 novembre 2026, Phnom Penh accueillera le 20ᵉ Sommet de la Francophonie. Cet événement d'envergure internationale réunira les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que de nombreux représentants du monde économique, culturel, éducatif et associatif.

Pour le Cambodge, l'accueil de ce sommet représente une occasion exceptionnelle de mettre en lumière son dynamisme, sa richesse culturelle et son engagement au sein de la communauté francophone. Pendant deux jours, la capitale cambodgienne sera au cœur de l'actualité francophone mondiale et accueillera des délégations venues des quatre coins du monde.

Qu’est-ce que l’OIF ?

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) rassemble 93 États et gouvernements ayant le français en partage. Elle œuvre pour la promotion de la langue française et de la diversité culturelle, le soutien à l'éducation et à la formation, le renforcement de la démocratie, des droits de l'Homme et de la paix, ainsi que pour le développement durable, la coopération économique et la solidarité entre ses membres.

Parmi ses actions concrètes, l'OIF :

Francophonie en chiffres 2026 source OIF

UNIS PAR LA LANGUE, FORTS PAR LA DIVERSITÉ

Le Sommet de la Francophonie rassemble des représentants des cinq continents autour d'un objectif commun : renforcer les liens entre les pays francophones et construire ensemble des solutions aux défis de demain.

Étudiants Cambodge

Véritable espace de dialogue et de coopération, il permet aux États membres d'échanger sur des enjeux majeurs tels que l'éducation, le développement durable, l'innovation, la culture et la jeunesse.  

À travers ces rencontres, la Francophonie montre qu'elle veut encourager l'entraide, le partage des connaissances et les projets communs pour construire un avenir plus juste et durable.

La Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a appelé à renforcer la coopération entre les nations francophones pour faire face aux défis climatiques, numériques et géopolitiques. Le sommet de 2026 met l'accent sur la jeunesse francophone et l'innovation technologique en langue française.


Le français au cœur des échanges internationaux :

Parlée sur plusieurs continents, la langue française constitue un véritable vecteur de dialogue, de partage et d'ouverture sur le monde. Le Sommet est l'occasion de valoriser cette richesse linguistique et culturelle tout en encourageant les initiatives favorisant son rayonnement à l'international. Les débats porteront notamment sur l'éducation, la jeunesse, l'innovation, le numérique et les nouvelles formes de coopération entre les États membres.


Innovation & Numérique Francophone :

Le développement des technologies numériques et de l'entrepreneuriat joue un rôle croissant dans l'espace francophone. Le Sommet encourage le partage d'expériences afin de renforcer la présence du français dans les nouveaux outils technologiques et met en lumière les initiatives portées par les jeunes entrepreneurs qui façonnent l'économie de demain.


Diplomatie et coopération renforcée :

Au-delà des rencontres officielles, le Sommet constitue un rendez-vous diplomatique majeur. Il favorise le dialogue entre les États membres et encourage la mise en place de projets communs dans des domaines stratégiques tels que l'éducation, la culture, l'économie, l'environnement et le développement durable.


Une Francophonie tournée vers l'avenir :

Placé sous le thème « Créer, innover, entreprendre en français », ce Sommet mettra en lumière la langue française en tant que véritable levier de coopération, d'innovation et de progrès. Les discussions se concentreront tout particulièrement sur la jeunesse, la transition numérique, l'esprit d'entreprise et les grands défis de notre époque.

Face aux crises internationales majeures qu'il s'agisse du dérèglement climatique, des inégalités sociales ou du développement économique durable , la communauté francophone réaffirme sa détermination à faire front commun.   

En privilégiant le dialogue, le partage d'expertises et le déploiement d'initiatives conjointes, les États membres s'engagent à apporter des solutions concrètes aux enjeux d'aujourd'hui et de demain.

Le Sommet de Phnom Penh incarne à la perfection cette ambition partagée. En rassemblant des forces vives de tous horizons, il démontre la vitalité de la Francophonie et son aptitude à stimuler l'innovation, l'entraide et l'échange entre les cultures. Bien plus qu'une simple rencontre diplomatique, cet événement pose les fondations d'un avenir plus inclusif, durable et prospère pour l'ensemble du monde francophone.

francophonie2026.gov.kh

Sources: Le Petit Journal, Agence Kampuchea Presse, francophonie.org, francophonie2026.gov.kh

#10 PHNOM KULEN, le berceau de la civilisation khmère

La montagne de Phnom Kulen est située à 40 km au nord-est du parc archéologique d’Angkor, près de Siem Reap, et constitue un site tout à fait remarquable.

Le massif, encore préservé du tourisme de masse, cache de nombreuses significations au  travers de croyances et légendes khmères, et permet de mieux appréhender l’origine de cet empire. Entre rivière aux mille Lingas, pagode, temples et rochers sculptés, le Phnom Kulen vous réserve de nombreuses surprises, dans un cadre naturel qu'on se doit de préserver.

Un peu d’Histoire:

Le Phnom Kulen, signifiant “Montagne des Litchis”, est aujourd’hui classé parc national, il est considéré comme le lieu de naissance de l'ancien empire khmer, car c’est ici que le roi Jayavarman II aurait proclamé l’indépendance de Java en l’an 802 de notre ère, en se déclarant chakravartin, c’est-à-dire “le roi des rois”; fondant ainsi l’un des plus grands empires de l’Asie du Sud-Est. 

Spiritualité et culture:

Le Phnom Kulen est aussi un site spirituel. En effet, c’est un lieu de pèlerinage pour les Cambodgiens qui viennent s’y recueillir et faire des offrandes: monter sur le Phnom Kulen permet de se rapprocher des dieux.

La pagode de Preah Ang Thom figure parmi les sites les plus sacrés de Kulen. Elle abrite une impressionnante statue de Bouddha couché, longue de 8 mètres, sculptée directement dans la roche.

Situés à une douzaine de kilomètres de Preah Ang Thom, se trouvent des rochers sculptés en forme d’animaux. Srah Damrei, datant du VIII-IXème siècle, est un groupe de sculptures représentant un éléphant, deux lions et un animal qu’on a encore du mal à identifier. Ce site témoigne de l’art et de la culture khmers de cette époque, mais sa signification initiale demeure un mystère.  

Enfin, plusieurs temples en briques ont aussi été redécouverts relativement récemment sur la montagne: O Pha-Ong, Bram, et bien d’autres restes de temples, de lingas, de statues, que vous pourrez avoir le plaisir de contempler au musée national d’Angkor situé à Siem Reap. Toutes ces découvertes accentuent l’attrait pour ce massif et démontrent son importance dans l’histoire du Cambodge.

La redécouverte d’une cité cachée:

Au début des années 2000, l’archéologue français Jean-Baptiste Chevance et son équipe mènent des recherches sur le Phnom Kulen. Le nom d’une ancienne cité perdue revient régulièrement: Mahendraparvata. Elle n’est pas oubliée, mais reste inlocalisable, principalement à cause de la densité de la jungle, mais aussi en raison de la présence de mines antipersonnel, témoignant des conflits encore récents des khmers rouges, ralentissant ainsi les recherches.

En 2013, Chevance rassemble une nouvelle équipe afin de tenter de localiser la cité de Mahendraparvata. Les résultats ont dépassé leurs attentes: ce ne sont pas juste des temples isolés, mais toute une ville qu’ils ont pu déterminer, avec un réseau complexe de routes, bassins, ponts, digues. Cette ville  aurait été l’une des premières capitales de l’empire khmer, fondée entre le VIIIème et le IXème siècle, avant même la construction de la cité d’Angkor.

Une réserve naturelle et culturelle protégée:

Le parc national de Phnom Kulen offre une nature riche et époustouflante. Lors des randonnées, les visiteurs sont accompagnés par des guides locaux, car pour découvrir le parc, il faut être encadré afin de protéger sa biodiversité. Vous passerez près de rivières et cascades dans la jungle cambodgienne et rencontrerez la faune locale telle que singes, serpents et insectes que l’on n’apprécierait pas forcément côtoyer de trop près…

Cependant, le parc fait face à un problème majeur qui est la plantation d’anacardiers illégaux, entraînant une déforestation du massif. C’est pour cela que de nombreuses ONG œuvrent à la protection de ce site naturel, notamment l’Archaeological Development Foundation (ADF) avec le programme The Phnom Kulen Program (PKP), qui permet de protéger le parc grâce à plusieurs axes stratégiques: les recherches archéologiques encadrées, le développement des populations locales, la protection et la reforestation du massif, mais encore la collaboration avec un centre de déminage pour étendre les fouilles. 

Le Phnom Kulen encourage donc un tourisme durable, respectueux de l’environnement et des populations, tout en évitant le tourisme de masse en proposant des itinéraires différents.

#4 France et Cambodge, une longue histoire…

Le Cambodge et la France, une amitié de longue date … Pour mieux comprendre, il faut se plonger dans le passé du Cambodge qui a connu de nombreux bouleversements.

Les deux pays partagent une histoire commune qui remonte à 1884 !

C’est alors le roi du Cambodge, Ang, qui fait appel à la France à cette époque pour établir une relation de protectorat lorsque les puissances étrangères voisines menacent d’annexer certaines régions du pays.

Lorsqu’en 1955, le Cambodge retrouve son indépendance pacifiquement, la relation entre les deux pays reste privilégiée.

Héritages de cette histoire commune, des bâtiments coloniaux sont d’ailleurs encore visibles dans les grandes villes comme dans les petits villages plus reculés.

Ces bâtiments d’un genre à part, vous touchent par l’image pittoresque qui s’en dégage. Des façades jaune ocre à colonnades, aux carrelages aux motifs floraux et jusqu’à la construction d’édifices de conception Art Déco, le Cambodge fut l’objet d’expérimentations architecturales les plus diversifiées.

Le plus iconique des bâtiments reste le «Phsar Thmey» ou marché central. Situé à Phnom Penh, la capitale du pays, et formant une croix vu du ciel, il est considéré comme le plus grand marché d’Asie, à son inauguration en 1937. Sa réputation a, à l’époque, largement dépassé les frontières du Cambodge.

Il existe encore de nombreux bâtiments de ces temps révolus, dont l’utilisation initiale a été détournée, ce qui leur donne un attrait très particulier.

Laissez-vous charmer par la découverte hasardeuse de ces perles qui peuvent surgir à chaque coin de rue !

De cette période, il reste également une culture française, et il n’est pas rare de croiser des personnes âgées qui vous parleront volontiers notre langue, car ici le français est parlé par 15% de la population, pas mal pour un pays d’Asie en plein développement !!

Ce mélange des cultures est aussi accentué par l’arrivée de nombreux entrepreneurs français, car depuis la fin du régime des khmers rouges, ils sont de plus en plus nombreux à venir aider le pays à se reconstruire et peuvent profiter de l’essor de ce pays en pleine industrialisation. Phnom Penh a même eu la chance d’être labellisée French Tech en 2019, ce qui permet à la ville d’avoir un rayonnement mondial et de profiter du réseau international des technologies françaises !

Une Alliance Française a également vu le jour dans la ville de Siem Reap en mars 2019, et est la seule du Cambodge. Les Cambodgiens peuvent désormais profiter de l’association pour redécouvrir la culture et la langue française, et intégrer les réseaux d’expatriés, nombreux dans le pays.

Toutes ces démarches aident le Cambodge à se construire alors qu’entouré de pays ultra-industrialisés, et certaines entreprises d’initiative française tentent de ranimer des savoir-faire perdus, comme le tissage de la soie, la poterie, le travail de la pierre et du bois. Ces projets sont les fruits de véritables collaborations qui lient la connaissance des français pour les marchés internationaux et l’artisanat traditionnel et respectueux de l’environnement des cambodgiens.

Que le français soit votre langue maternelle ou que vous soyez passionné par la langue de Molière, venez avec nous découvrir tous les trésors que ce Cambodge multiculturel a à vous offrir …

Si cela vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire.