#17 LE CAMBODGE EN SAISON VERTE : un secret bien gardé

Beaucoup de voyageurs hésitent à s'évader au Cambodge pendant la saison verte, qui s’égraine chaque année de mai à octobre. Pourtant, c’est l’une des périodes les plus fascinantes pour découvrir le pays et vivre une expérience authentique, loin des foules et au plus près d'une nature luxuriante.

Après les premières pluies, la campagne cambodgienne se transforme en une immense mosaïque de verts. Les rizières verdissent et se remplissent d’eau, les palmiers à sucre se dressent fièrement, et les forêts retrouvent toute leur splendeur. Même les célèbres temples d’Angkor prennent une toute autre dimension : la pierre contraste avec la végétation humide et verdoyante, et les réservoirs se remplissent, créant des reflets uniques au lever et au coucher du soleil.

La saison verte est aussi synonyme de baisse d’affluence. Vous pouvez visiter les sites incontournables sans la foule de la haute saison, prendre le temps de contempler et de vous imprégner de l’atmosphère unique des lieux. Vous aurez les temples rien que pour vous, au coeur de la jungle cambodgienne. Et même si c’est la saison “basse”, vous serez toujours aussi bien accueillis par les khmers.

Voyager pendant cette période, c’est aussi l’occasion de découvrir la vie quotidienne rythmée par les pluies. Les marchés regorgent de fruits tropicaux de saison : mangoustans, mangues, ramboutans, jacquiers, … L'eau est omniprésente, les rivières et cascades coulent à plein débit, ce qui fait le bonheur des petits et des grands.

Et contrairement aux idées reçues, il ne pleut pas toute la journée : les averses ont souvent lieu en fin de journée ou soirée et sont généralement brèves. Cela vous laissera le temps de pleinement profiter des paysages la journée.

Un autre atout de la saison verte réside dans l'attractivité des tarifs pratiqués. Les hôtels et les vols sont souvent moins chers, ce qui permet de voyager plus longtemps ou de profiter d’hébergements plus haut de gamme à des tarifs souvent imbattables.

Choisir la saison verte, c’est oser un Cambodge différent mais surtout plus authentique. Laissez-vous surprendre par la beauté de la nature et la générosité des habitants. Le Cambodge vous ouvre ses portes toute l’année, alors qu’attendez-vous ? Rejoignez-nous en famille pour votre et notre plus grand bonheur !

#15 LES ÎLES FLUVIALES DU MÉKONG AU CAMBODGE : entre tradition et nature

Le Mékong est le plus grand fleuve d’Asie du Sud-Est, il traverse 6 pays, prend sa source sur le plateau Tibétain et se jette dans la mer de Chine méridionale, formant un vaste delta au sud du Vietnam. Historiquement, et encore aujourd’hui, le fleuve joue un rôle central, notamment dans le commerce et dans la vie des populations riveraines. Au Cambodge, il a façonné au fil du temps des îles fluviales, offrant des paysages hors du temps, encore isolés du tourisme de masse, où la vie est douce et suit le rythme du fleuve.

Ces îles offrent un mélange unique de paysages naturels, de vie rurale traditionnelle et de biodiversité préservée.

Les îles du Mékong se sont formées grâce aux dépôts alluviaux que le fleuve transporte au fil des courants. Ces “koh”, qui signifient “îles” en khmer, peuvent être permanentes ou éphémères, en fonction des saisons. Car oui, lors de la saison des pluies, le niveau de l’eau augmente considérablement, effaçant les plages de sable et les îlots trop petits, tandis que durant la saison sèche c’est un tout autre paysage qui s'offre à vous. Les plus connues telles que Koh Dach, située en face de Phnom Penh, ou encore Koh Trong, en face de Kratie, sont des îles fluviales permanentes qui abritent des communautés rurales, vivant de l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat.

Ces îles sont des lieux hors du temps offrant des paysages époustouflants. Koh Trong, aussi belle que douce, où vous pourrez paisiblement faire le tour de l’île à vélo est un endroit arboré avec une faune tout aussi remarquable puisque non loin de là se trouvent des dauphins d’eau douce, une espèce protégée en danger critique d’extinction.

Aussi, nous vous invitons à explorer la paisible Koh Pen, située juste en face de Kampong  Cham au nord de Phnom Penh. On y accède par un célèbre pont éphémère en bambou construit chaque année pour la saison sèche, ou par un pont en béton plus récent et permanent. L’île offre un cadre rural authentique : pistes en terre, rizières, maisons sur pilotis, petits temples et plages de sable en saison sèche. C’est un endroit idéal pour une balade à vélo, au calme, au cœur de la campagne cambodgienne, une destination idéale pour une demi-journée de détente, loin de l’agitation urbaine.

Toutefois, ces îles ne sont pas à l’abri des défis. L’érosion, les projets de barrages en amont du Mékong, et les changements climatiques menacent l’équilibre de ces terres. fragiles Les jeunes partent souvent vers les villes, attirés par de meilleures perspectives professionnelles, ce qui met en péril la transmission des savoir-faire et la vitalité de ces villages insulaires.

Bien plus que de simples terres au milieu du fleuve, les îles fluviales du Mékong au Cambodge sont de véritables petits mondes à part, où s’entremêlent nature, traditions et vie communautaire. À l’heure de l’urbanisation croissante, elles offrent un précieux témoignage d’un mode de vie simple et équilibré, lié aux rythmes de l’eau et de la terre. Un héritage fragile qu'il convient de préserver et d’aborder avec sensibilité.

#11 LES PALMIERS À SUCRE DU CAMBODGE

Palmiers à sucre

Le palmier à sucre « Thnot » est un arbre emblématique du Cambodge. Il convient de ne pas le confondre avec le palmier à coco ou encore à huile, son lointain cousin qui pousse à échelle industrielle, et de façon peu écologique, en Indonésie et au Brésil, entre autres. Le sucre issu du palmier cambodgien est reconnu par une Indication d'Origine Protégée. C’est un produit artisanal non raffiné obtenu par évaporation naturelle de la sève des fleurs de palmier.

L’arbre peut atteindre trente mètres de hauteur. Il produit des fruits après 15 ans et peut vivre jusqu’à 70 ans. On compte plus de 3 millions d’arbres à l’état naturel à travers tout le Cambodge. Il est d’ailleurs un symbole national du Royaume ! Il joue un rôle très important en fournissant une source de revenus pour beaucoup de khmers.

La récolte de la sève est une activité de basse saison, complémentaire à la culture du riz qui est la principale activité lors de la saison des pluies. A partir du mois de décembre, la sève des fleurs de palmier est recueillie dans des tubes en bambou. Elle est ensuite mise à évaporer dans des chaudrons, puis, elle est battue jusqu’à cristallisation. Ce produit de terroir cambodgien est mis en lumière par le commerce équitable et les producteurs y voient aussi un moyen de revitaliser le milieu rural. Ces derniers se sont organisés en une coopérative pour maintenir la tradition du sucre de palme Thnot vivante ! Toutefois, ce savoir-faire tend à disparaître car trop peu rémunéré…

Par ailleurs, le palmier sert à produire du sucre, mais pas seulement ! D’autres denrées telles que du jus, ou du vin de palme, à la saveur fumée, sont produites à partir de cet arbre. Les fruits peuvent être consommés, les khmers en font même des petits gâteaux cuits à la vapeur “Akao tnaot” avec la pulpe du fruit, le sucre de palme, du riz et parfois du lait de coco! Ils sont généralement vendus sur les marchés et préparés le matin même. 

Il est aussi possible de fabriquer du vinaigre et de distiller de l’alcool avec la sève, et les feuilles séchées servent entre autres à fabriquer les cloisons et les toits des maisons paysannes. Les fibres, elles, sont utilisées notamment pour la fabrication de cordages variés.

Cet arbre tient une grande place dans le pays, impossible de passer à côté lors de votre séjour au Cambodge tant il est omniprésent dans le paysage. Sa prestance et sa beauté ne vous laisseront pas indifférents!